Vous vous souvenez de 吴霞 / Wu Xia ? Mais oui, cette femme pilote rencontrée au CSBK !
Hélas, elle a été victime il y a une dizaine de jours d’un grave accident lors d’une course moto à Maomu au Japon.
Gravement blessée, elle a reçu les premiers soins dans un hopital local et après les premiers examens, malgré les multiples fractures, le pronostic est optimiste: il lui faudra une convalescence de deux à trois mois puis des séances de rééducation pour retrouver la piste !
(source: sports.sohu.com)

Souhaitons lui tout le courage nécessaire.
吴霞 Wu Xia, née le 9 février 1983.
- 2005 participation au premier évènement officiel à Shanghai catégorie professionnel.
- 2006 Victoire en course nationale à Changsha.
- 2007 victoire au Pan-Pearl River Delta en groupe CL2.
- 2007 victoire au super grand prix CSBK de Pékin.
- 2008: victoire au CSBK de Zhuhai au GP125CC
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Notre voyage au Sichuan cet été nous a donné la furieuse envie de recommencer. ZhangQi, notre 4×4 chinois a vraiment été à la hauteur de la tâche; aucun pépin mécanique sérieux et une facilite déconcertante à passer tous les obstacles. La voiture c’est pratique mais on se sent un peu enfermé et plutôt spectateur qu’acteur. Donc nous avons commencé à réfléchir à un autre moyen de transport.
Les aventures de Charley Boorman et Ewan McGregor, ‘Long Way Round’ et ‘Long Way down’, nous ont rappelé les bons moments passés à moto il y a quelques années. La conduite d’une moto est une expérience totalement différente de la voiture, c’est physique, parfois dangereux et en contact direct avec les éléments. Parfait pour des quadras qui ont besoin de pimenter un peu leur quotidien.
Lors de notre année passée à Shanghai, nous avions pu admirer des sidecars qui semblaient surgir d’une autre époque. Il s’agit de ChangJiang750, un clone des BMW conçues avant guerre (39-45). Dés 1941, ces BMW ont été copiées par les russes (Ural, Dniepr) eux même imités par les chinois. Jusque dans les années 1980, plus d’un million de ces CJ750 ont été fabriquées pour l’armée et la police chinoise. Beaucoup sont restées inutilisées dans des entrepôts d’où elles sont déstockées par lots.

Le site changjiangcollective.com est une mine d’information sur le sujet.
Un petit tour sur Google pour trouver quelques ateliers qui restaurent, améliorent et personnalisent des CJ750 pour une clientèle majoritairement d’occidentaux amateurs de vieilles mécaniques.
changjiangunlimited.com
changjiangcollective.com
cj750.net
cj750.org
cj750m1m.com
750sidecar.com
shanghaisidecars.com
beijingsidecars.com
beijing-sidecar.com
mycj750.com
chinasidecar.com
Un de ces ateliers (cj750m1m.com) vient de s’installer dans les environs de Guangzhou. Ici pas de chaines de montage, 3 mécaniciens s’affairent autour de carcasses, des pièces détachées éparpillées dans l’entrepôt, 4 sidecars sous des bâches et les deux engins que nous allons essayer.

Frank, le sales manager parle anglais ce qui facilite la compréhension des explications du chef mécano. Sans être compliquée, la prise en main d’une CJ750 demande un peu d’attention. La boite 4 vitesses est rugueuse, les freins plutôt inexistants comme les suspensions d’ailleurs. Par une petite manette, il est possible d’inverser la boite pour passer en marche arrière, très pratique avec le panier. Le moteur est disponible en deux versions (flathead, overhead), la seconde étant plus moderne (30s vs 50s), plus puissante (24cv vs 32cv) et plus fiable.

Les bouteilles sur le coté font office de réservoirs d’essence, cette moto est “neuve” et doit partir à l’export!!!
La conduite de la version solo est très agréable. La moto est basse, légère et la selle large procure une bonne assise. Le poum poum du bi cylindre rappelle celui de notre ex Harley Davidson 883.

Sur sa CJ750, Mali ne craint plus personne…
C’était notre première expérience de conduite d’un sidecar. Il faut pousser le guidon pour tourner au lieu d’incliner la moto. Le poids du panier se fait sentir et il tire un peu sur le côté. Avantage on ne tombe plus et on peut le charger. Bref, le solo c’est mieux mais pour un long périple avec plein de bagages sur des mauvaises routes on fera avec.

Quand je vous dis qu’on peut la charger cette CJ750!
Après les parents, c’est au tour des ados de faire un tour de manège.

Prochaine étape: Comment obtenir une immatriculation à Zhuhai sachant que les motos y sont bannies…
Suite de Rencontre FBlife (越野e族) à Zhuhai 1/2
Je me demande toujours comment font les véhicules pour passer ce pont rafistolé et vermoulu, mais ils passent! Le guide qui gesticule pour aider les conducteurs à aligner les roues bien dans l’axe du passage ferait bien d’y prendre garde.
C’est une vraie autoroute ma parole! Puis nous attendons patiemment sous le soleil les véhicules suivants dont le BJ2020 et le Jeep clone de Zhanqi. Nous entendons des clameurs dans les hauteurs, et n’y tenant plus, nous grimpons nous aussi, et c’est pour assister à un spectacle stupéfiant.

Le BJ2020 est immobilisé, la rotule de la roue avant démontée et son équipage s’affairant autour. Pendant ce temps, un nouveau chemin est créé à la hachette pour permettre aux autres véhicules de passer néanmoins. J’ai beaucoup de sympathie familiale pour le BJ2020 et son équipage car on sens chez eux le peu de moyens financiers et la passion néanmoins.
Pendant ce temps, juste en face du mini-drame, un jeu vient de commencer. Il s’agit de descendre les escaliers en 4×4, de faire des ronds dans le sable puis de remonter par le même chemin.
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(reconstitutions d’après photos)
Vous aurez remarqué comme la déclivité est importante! En tant que madame tout le monde, pas du tout familière des 4×4, je suis impressionnée.
La journée se terminera avec un rassemblement d’une trentaine de voitures pour faire le chemin de Tartarin . Moi j’ai déjà donné, et même si je sais que Zhanqi est maintenant en pleine possession de ses moyens pour affronter un tel chemin, je préfère m’en aller sur des “impressions de soleil couchant” sur la plage.

Patés de sable et barbecue - 1/3
Patés de sable et barbecue - 2/3
Une fois le 4*2 sur le sable dur de la plage on attaque les choses sérieuses, le barbecue. Je suis épaté par nos nouveaux potes, ils sortent des coffres de leur engins une montagne de viande de poulet, bœuf, porc, des saucisses, du riz cantonnais… et surtout suffisamment de bouteilles de bière chaude pour annihiler une compagnie de la Légion Étrangère (pour une fois je sais de quoi je parle ayant côtoyé les lascars dans ma jeunesse). Sam et moi sommes venus les mains dans les poches mais ce n’est pas un problème, le montant des dépenses est divisé par le nombre de personnes présentes et nous déboursons chacun 40RMB soit un peu plus de 4 euro.
A l’issue de cette excellente orgie alimentaire, accompagnée de nombreuses libations sonores aux tonalités japonisantes Kampai! Kampai! Kampai! pas de sieste réparatrice. On attrape une pelle et hop on creuse un gros trou dans le sable. Le but du jeu est très simple, chaque 4*4 doit descendre dans le fossé, s’arrêter au fond quelques secondes pour ne pas profiter de l’élan puis ensuite essayer de s’en sortir seul.
Notre adorable ZhanQi nous fera honneur en passant haut la roue l’épreuve des sables presque mouvants. C’est les yeux humides, la gorge serrée et la tête haute que nous sommes admis sans restriction (ni cotisation) dans ce Saint Grall automobile qu’est le 4WD Club of Zhuhai.
L’ami Wolf, un excité du franchissement, se prend tellement au jeu qu’il pousse le vice à creuser un terrier pour sa Jeep Cherokee body buildée. Il écope de 50kg de sable sur la banquette car il avait oublié de fermer les vitres, et d’un petit tour au treuil.
Après les patés de sable, on se décide enfin à retourner dans les collines histoire de bruler du mazout et de raboter un peu plus la couche d’ozone. C’est sans compter sur le petit passage anodin de sable mou. L’ersatz de SUV est à nouveau ensablé et comme le chemin monte il faudra une grosse heure pour le dégager avec deux 4*4. On se croit enfin sorti de la mer de sable quand un mini bus se pointe de nulle part et demande si on peut aussi l’aider à passer…