Petit Chang joue au chercheur d’or car chercher est déjà un bonheur,
un trésor …

Petit Chang est serviable, qui prête volontiers sa bassine d’orpailleur.

“Voilà un peu d’eau.Tu peux laver tes mains étranger aux mains sales”.

Pour le remercier, l’étranger (Brice) lui montre l’usage le plus passionnant pour cette coquille de gastéropode: “你可以听海波”

“Maman, maman, J’entends la mer !”

Alors, c’est ça la mer ?

Vous vous rappelez que 14 jours après notre départ de Zhuhai (L’été dernier), nous étions en plein Sichuan quelque part dans la montagne entre Ganzi et BaiYun. Autour de nous, l’eau, les torrents et les rivières omniprésents.

Quoi de plus naturel donc que de produire de l’électricité pour couvrir les besoins quotidiens ?

Oui, je sais.On est loin du barrage des Trois Gorges, mais c’est suffisant dans ces endroits reculés.

Dérivation du cours d’eau vers le générateur.

电 diàn (chinois mandarin) : foudre, électricité
Cet idéogramme signifie à l’origine foudre. Ayant pris plus récemment le sens de électricité, il permet de désigner une multitude de choses courantes, électriques ou électroniques. L’idéogramme traditionnel est l’image d’un nuage de pluie, il indique que quelque chose en descend.
|

drawing from microhydropower.net
Quelques liens à propos des hydro-alternateurs :
- Principes et études de cas. ( www.microhydropower.net )
Au Canada, des modèles similaires sur base d’alternateurs de 15amps fournissent dans les stations de pêche reculée l’électricité pour un peu de lumière et le pompage de l’eau.
- S’amuser à construire un petit générateur hydro-électrique ( www.re-energy.ca )
- Un hydro-alternateur commercialisé au Canada ( un modèles de petite taille et ressemblant au modèle rustique ci-dessus www.microhydropower.com )
Là faut freiner. Pas de doute. Je vais pas prendre le risque de me faire encorner.

Nous croisons parfois des troupeaux de Yaks et nous prenons plaisir à nous arrêter pour les regarder passer

ainsi que les yacks-boys aux visages gorgés de soleil.

Y en yak qui prennent un bain. Cool !


A l’ombre des bienveillants sommets, nous avons passé une nuit calme à 4200m . La matinée sera consacrée à la lessive et au séchage.
Brice a fait joujou en détournant un filet d’eau pour alimenter une cuvette pour la vaisselle. Bon j’avoue: c’est bien utile ( On ajoute toujours un peu de désinfectant - dettol - à l’eau ) .

A part un berger qui a surgi d’on ne sais où et qui allait je ne sais où, nous n’avons vu personne. D’où nous nous trouvons nous surplombons une route sur laquelle nous remarquons que les véhicules sont arrêtés et contrôlés. Bon, de toutes façons on ne va pas moisir ici.

Deux beaux 4×4 remplis d’étrangers viennent de passer sur notre route. Ils ont du rigoler à voir les romanichels que nous sommes. Pas grave. On range tout. On est prêt pour le départ.
C’est parti pour des kilomètres de traversée d’une zone aride et caillouteuse.



On croise de temps en temps des véhicules et Brice appuie sur le champignon de ZhanQi pour survoler les nids de poule et moins subir les secousses de la route.

Les habitations, rares, ont fait de leur mieux pour pousser entre les cailloux.

Ici, là, on sèche les fourrages en attendant l’hiver.
Les biquettes auront de quoi se mettre sous la dent.


J13 au soir: Après la remontée d’une vallée bordée de moulins à prière actionnés par l’eau, nous établissons notre camp pour la nuit à 4200m d’altitude.

Finie la tente après notre folle échappée nocturne. On couche dans ZhanQi. Une matelassure anti-humidité qu’on utilise habituellement pour le couchage masque la clarté de la pleine lune.

Les bonnets sont bien enfoncés sur le crâne. Nous n’avons pas oublié que deux nuits avant nous avons subi le gel matinal.

La feuille est en train de se casser la boulette. Il faut bien la coincer !

Allez dernière photo prise à bout de bras avec le téléphone.Au dodo!
J13 après-midi: Nous continuons notre route vers les sommets. L’eau est omniprésente.
Parfois menaçante avec ses flots tumultueux, parfois protectrice comme ici, formant une barrière infranchissable vers ce monastère.


Ailleurs, ce sont les moulins à prières , automatiques car mus par la force hydraulique. Ingénieux non ? Si avec ça les prières ne montent pas au ciel …

De l’autre côté de la rivière, un village. Témoignant de la violence des crues, de la nature, la passeresse est détruite. Dix mètres plus loin, un autre pont témoigne de la nécéssité vitale de passer.


C’est le soir, on rentre les bêtes et le bois pour le feu.


Vu d’ici, Yak à passer son chemin.

Pour ce qui nous concerne, voici un style de pont que nous emprunterons à plusieurs reprises.
