Archive for the ‘Shanghai’ Category
En 2006, quelques semaines avant notre départ de Shanghai, Mali et moi sortons faire une petite balade dominicale en vélo dans les larges avenues poussiéreuses de QingPu. Sur le chemin du retour à 300 mètres de la maison, nous découvrons une boulangerie française tenue par un couple venant de Madagascar comme Mali. Nous sympathisons rapidement et quelques soirées agréables seront l’occasion pour eux et Mali de se remémorer leurs vies respectives sur la Grande Ile. A relire le post précédent.
Hier soir, nous sommes allés dîner dans notre restaurant indien favori que nous fréquentons régulièrement depuis notre arrivée à Zhuhai. Quelques minutes après nous être assis, un indien bonhomme se dirige vers nous et nous souhaite la bienvenue et la bonne année dans un français impeccable. J’en suis tellement étonné que je lui répond en anglais croyant avoir douté de mes vieilles oreilles!
Remis de mes émotions je lui demande ou il a appris le français. Il nous explique qu’il est le nouveau patron du restaurant, qu’il vient d’Afrique ou il a vécu pendant 26 années dont une grande partie en Côte d’ivoire. Et paf nouvelle surprise! Ayant moi même résidé toute mon adolescence à Abidjan, les noms de lieux qu’il a évoqué ont tout de suite résonnés dans ma tête et ont fait ressurgir une multitude de souvenirs et d’impressions colorés que je croyais perdus à jamais…
Permettez moi donc de faire un peu de réclame pour la Boulangerie Daniel, 10 ZhuGuang Lu, QingPu à quelques rues du lycée français, qui fait les meilleures croissants au sud du Yangtzé et le restaurant Jewel of India ( ) qui vous régalera de ses spécialités de l’Uttar Pradesh.
à ZHUHAI : Jewel of India
Indian Restaurant and Bar
N°28-1, Huajing Building, N°58 East JidaShihua Road ZHUHAI
珠海市吉大石花东路58号 华 景 山· 26号
Tel: 0756-332 1770 Email: luckytex01@hotmail.com
Jewel Of India takeaway list
à SHANGHAI : Boulangerie Daniel
Adresse : 10 Zhuguang Lu, QuingPu district.
Tel: 138 180 951 91 Email: daynesdaniel@yahoo.fr
map to Boulangerie Daniel
Mon dernier achat significatif: les lentilles de contact.
Surtout avec mon Ben qui rentre en France au pensionnat. Ici à Shanghai il était passé aux lentilles à cause du sport, des filles … Bref, nous avions trouvé que les lentilles achetées à Shanghai valaient moins cher que celles de France à produit et qualité égale.

Exemple de prix:
Baush&Lomb SoftLens.59: 75RMB la boite, soit 150RMB les deux boites pour un mois (heh j’ai deux yeux moi.)
One day Acuvue (jetables): 119RMB la boite, soit 238RMB les deux boites, pour un mois
Alors qui dit mieux ?
Cà nous a pris comme çà, pour les raisons évoquées précédement et parce que quittant Shanghai et allant vers l’ “inconnu”, il valait mieux avoir ce bout de papier plastifié gage de notre liberté de conduire.
Pour faire rapide, nous sommes passés par un agent, comme il en existe beaucoup à Shanghai, proposant des services aux expatriés. Frais officiels inclus, 1500RMB/pers.
Documents présentés:
- Passeport et visa en cours de validité
- Le papier jaune du certificat temporaire de résidence
- Le permis de condire rose français
Avec çà, notre agent fait d’abord traduire le permis par un institut reconnu par l’état. Comme nous sommes des conducteurs de longue date, nous passerons un examen simplifié.
Pour cela, notre agent nous remet un livret sur lequel se trouvent les 100 questions QCM auxquelles nous devrons répondre. Pour commencer nous devons en apprendre les réponses, mais c’est assez trivial par rapport à mes souvenirs du code. Quatres jours avant l’examen, à raison d’une révision journalières sont largement suffisants.
Examen
L’examen est impeccablement organisé par les autorités et n’a requis notre présence que pour une heure environ.
- 9h00 nous sommes présents au guichet, les premiers dans la file.
- En premier lieu photo d’identité. Très pro, on peut se voir sur l’écran et dire si ok si on ne se trouve pas trop môche. Un id est surimprimé à la photo qui correspond à l’Id définitif du permis. Le réseau local transmet les infos au guichet central où nous retirons tous les formulaires.
- Examen médical ensuite. Test de vision. Ok je ne suis pas daltonienne. J’ai adoré ensuite le test où une cuillère à riz sert à masquer un oeil pendant qu’on lit un caractère (de l’autre oeil , il vaut mieux!) et qu’on répond simplement par left, right, up ou down pour indiquer l’orientation de la fourche (Sorte de caractère Shan en chinois) présentée à l’écran lumineux.
Test d’audition aussi : lever la main du côté où le son est entendu à travers le casque.
- Une fois ceci passé, direction salle de test.
Là assise au pupitre, je déroule les questions. Je dois avoir bon à au moins 90 questions sur 100 pour réussir. clic. clic.
Au 93ème clic, un popup vient m’informer que je viens d’obtenir le permis: 3 fautes seulement donc!
VICTOIRE

A la question récement posée si nous avions besoin d’une voiture, je dois répondre qu’à Shanghai, nous avons toujours pu nous en passer jusqu’ici. Il m’a toujours semblé que le nombre de taxis était suffisant sauf évidement les jours de pluie, ce qui est pareil dans bien d’autres villes du monde! De plus j’ai ressenti comme une délivrance de ne plus avoir les soucis de mon Audi A8 et de mon Explorer qui dévoraient mon budget en essence, entretien et assurances, sans compter les bienfaits pour la planète!

Les courses
Pour faire mes courses, moi qui ai l’habitude de remplir un plein chariot pour une semaine, je vais au carrefour de HongQiao où, lorsque j’ai terminé mes achats, je descend par la rampe au sous sol où une file d’attente est organisée pour ceux qui ont besoin d’un taxi et me voilà rentrée en 15-20 minutes.
Transporter un gros paquet
Habitant une maison meublée, je n’ai eu qu’à de rares occasions besoin de ramener un objet encombrant à la maison. Pour celà, comme par exemple en sortant d’IKEA, il m’a suffit de monter dans un taxi 4/4 rouge de ceux qui ont un grand coffre (il en traîne toujours par là bas). Où alors, une autre fois, c’est dans une mini-fourgonnette de transport que je suis rentrée. Ces fourgonnettes peuvent être appellées comme les taxis via une hotline et elles sont équipées de compteurs identiques mais dont la prise en charge commence à 16yuans au lieu de 11yuans.
Visites/tourisme
J’expliquais récement que “passés les premiers mois du choc culturel initial, les Mic’s ont l’impression d’avoir fait le tour d’une ville sans véritable passé historique et dont la modernité n’est qu’un pâle reflet de la culture chinoise”.
Cette affirmation est confortée par le fait que n’ayant d’autre moyen de locomotion que le Taxi à Shanghai, celà a certainement réduit et contraint notre rayon d’action ainsi que nos possibilités de déplacement du point de vue des loisirs.
Aujourd’hui, je ressens à nouveau l’envie de conduire pour avoir plus de liberté et de possibilités afin d’explorer mon environnement (même si j’affectionne toujours autant le vélo qui offre des moyens d’exploration plus authentique et qui permet de prendre le temps d’y goûter).
Pour çà, le permis chinois en poche, je pourrai louer une voiture, ce que je n’ai pu faire jusqu’ici.
Lors d’une de ces charmantes ballades à velo autour de HaiTian dont nous avons coutume, j’avais bien décris qu’il ne fallait pas se surcharger car on trouve vraiment de tout en route.
De même, si l’on a faim, ce n’est surtout pas en Chine à Shanghai que l’on manquera de quoi que ce soit, et donc pas la peine d’emporter à manger.
Fidèle à ce principe, sur la route du retour, vu qu’il est onze heures et vu que j’ai repéré qu’une boulangerie de type française vient de s’ouvrir dans le voisinage, il serait opportun d’y aller faire une petite visite de courtoisie…
Pains, Croissanterie …
La devanture ne paie pas de mine et une fois qu’on a poussé la porte, la clim qui nous accueille est bienvenue après ces heures sous le soleil.
Au comptoir, un monsieur portant des lunettes, type européen, nous accueille. Il nous confirme - en français - qu’il y a bien de la baguette disponible mais qu’elles ne sont pas placées en devanture pour ne pas subir la clim ( apparemment les baguettes n’ont pas les mêmes goûts que moi ! ). Comme je ne lui en demande qu’une, il me propose de venir voir de quoi elles ont l’air. Le piège !!!
Dè que je vois ses baguettes, avec une tête de bannette croustillante à souhait et dont on devine la mie alvéolée et fondante, çà y est, je double ma commande: deux baguettes môssieur!
daynesdaniel@yahoo.fr / 138 180 951 91 - Adresse : 10 Zhuguang Lu
Et comme la clim est vraiment confortable, on se prend à discuter , bla bla,bla bla. Sympa, ce Daniel! On cause: et le prix des maisons et s’établir à son compte et patati et patata …
Et tient au fait, voilà Daniel qui lâche: “Je suis de Mada”.
Non ?! Sans blague, voilà Mali qui est de Mada, qui est passée par la case France, puis la case Londres Grande Bretagne, re-France, qui repart à Shanghai, qu’elle est sur le point de quitter pour le Sud de la Chine, qui rentre dans une boulangerie pour une petite faim et qui s’entend dire : “Je suis de Tana, à Madagascar”.
Que dire?
Je suis bouche bée.
Abasourdie je suis par ce que le monde est petit.
Summum de l’histoire.
Je tend la main pour dire au revoir non sans avoir promis que l’on se reverrai, et … Daniel a le même bracelet ethnique que je porte au poignet!!
Voir l’article : Un boulanger français à Shanghai
…. DEUX HEURES APRES LEUR ACHAT LES MICS CONFIRMENT QU’IL NE RESTE PAS UNE MIETTE DES DEUX BAGUETTES CROISSANTS ET PAINS AU CHOCOLAT ….
Se balader à vélo dans mon voisinage de HaiTian Garden est un de mes plaisirs du Week End. Contre les 33°C et le soleil qui tape, il suffit de :
- préparer sa bouteille d’eau et son chapeau
- se badigeonner de crème solaire car le soleil est cuisant
- pédaler au rythme nonchalant des chinois
De toutes façons, on trouvera toujours un bouiboui qui vends de l’eau fraîche ou des boissons. Il y a aussi les vendeurs de melon bien frais si le coeur vous en dit.
Si on crève un pneu, il suffira de pousser un peu pour arriver à une station improvisée au coin d’une rue (bassine d’eau, rustine et gonfleur pour 10 kuais).
Voilà donc la ballade dans Xujing, ZhaoXiang, ZhuZai. Dans notre vision, de nombreux immeubles ont poussé de terre comme des champignons. Certains on s’en rend compte ont vraiment été fais à la va-vite. D’autres, font partie de programmes spécialement dédiés aux expats, notamment autour de l’école américaine avec Rancho Santa Fee dont on peut admirer les superbes roches de parements. Par contre les surfaces des maisons ne paraissent pas très grandes.
De ce que je sais, c’est que çà ne démarre pas à moins de 5000 USD mois, les frais d’ écolage de l’école américaine étant également en rapport.
Néanmoins le véritable plaisir de la ballade n’est pas dans l’énumération des programmes immobilier multiples qui apparaissent çà et là. Le véritable plaisir est constitué par les rencontre faites , les sourires croisés et les surprises au bout du chemin au moment ou l’on ne s’y attendait pas, comme ce petit ilôt de verdure et son étang situés au fond d’une impasse.


Voilà une heure que nous pédalons sous le soleil de Shanghai. Il n’est pas vraiment cuisant, mais on est certainement en train de mijoter à petit feu. L’aphalte se déroule sous mes roues tandis que mes jambes pédalent doucement. J’ai pris pour modèle le pédalage chinois, pas pressé, fait pour durer, pour aller loin.
Le vent nous rafraîchit néanmoins rendant la promenade encore plus agréable.
Après avoir passé le quartier des maisons résidentielles, nous abordons des baraquements faits à la va-vite d’un assemblage de plaque de bétons aux jointures bien apparentes . Elles sont coiffées de tôles ondulées que des tubes métaliques entrecroisés empêchent peut être de s’envoler les jours de grand vent. Par les fenêtres, les lucarnes devrais je dire, on distingue les lits à étages et l’on devine la chaleur, la promiscuité. Derrière le mur on entend les enfants qui jouent et les casseroles qui s’entrechoquent. Il est 11h30 et le parfum du riz qui cuit parvient à mes narines.
Je les imagine ces migrants qui profitent d’un peu de repos pour jouir de leur famille autour d’un repas. Demain ils seront à nouveau à la tâche pour continuer de construire Shanghai la moderne.

En quelques coups de pédales, nous sommes rendus presque au milieu de nulle part. Mais à Shanghai, même à nulle part, je trouve une superette où je stoppe pour acheter à boire. Au dehors, une femme acroupie avec sa fille lave des légumes. Je franchis l’entrée et repère le réfrigérateur aux boissons où je m’empare d’une bouteille d’eau et de thé aux chrysanthème. Rien de tel quand on a soif que de boire un thé à peine sucré.
Ma laveuse de légumes entre et il s’avère qu’elle remplit aussi les fonctions de caissière. Je l’entend qui s’adresse à son mari en disant : “ZHe shi wei guo peng you”, ce qui signifie littéealement “voici des amis étrangers”.
Je trouve bien sympatique d’être saluée de la sorte surtout de quelqu’un qui ne s’imagine pas que j’ai compris ce qu’elle dit! Je lui retourne donc la politesse en lui adressant un “Dang ran, wo shi ni de peng you” (Bien sûr, je suis ton amie”
, ce qui a pour effet de la clouer de stupéfaction et d’encenser mes maigres connaissances de la langue chinoise! Je quitte la boutique en pouffant de rire, non sans avoir craqué au passage à la vue d’un bébé joufflu qui vient de me faire risette.
Vous l’avez deviné, je l’adore ce pays et ses sympatiques habitants!