Author Archive
Marine et moi sommes aller visiter à Foshan, Galaxy Motorcycle, un nouveau constructeur qui vient de lancer une gamme de 150cc et 250cc. Galaxy est la filiale d’un groupe à capitaux japonais qui produit environ 300000 motos chaque année.
Galaxy a démarré ses activités seulement depuis 4 mois, la production est encore balbutiante et officiellement les motos ne sont pas encore en vente car ils terminent la mise au point. Néanmoins ils se sont déjà constitués un palmarès en gagnant une des séries du rallye du désert du Taklamakan qui vient de se dérouler dans la province du Xinjiang à l’ouest de la Chine.
Pour une fois commençons par la fin, la photo de famille… Nous sommes ici devant le siège de la firme avec la fine équipe de démonstration. La bébète au premier plan est une 250 qui est vendue environ 1000 euros soit 2 à 3 fois moins cher que son équivalent japonais.

Premier impression, elle est un peu petite pour mon (hors) gabarit, les commandes tombent bien en place, le moteur pousse fort et l’équipement semble de qualité satisfaisante.

Nous avons le droit à un petit show acrobatique. Doués les petits jeunes!


Nous sommes allés ensuite essayer les modèles tout terrain. Marine fait l’apprentissage de la conduite d’une 150 enduro.
Elle: Papa, j’en veux uuuuuuuuuuuuunnnnnnnnnnnneeeeeeeeeee!
Moi: Ouais, passe ton bac d’abord.

Elle aura aussi le droit d’un petit tour en kart sous la pluie.

En route vers la maison, nous dépassons ce couple et leur bébé, spectacle très courant mais toujours surprenant pour des yeux occidentaux.

Après plusieurs semaines de pluie, nous avons enfin une belle journée qui s’annonce. Par chance c’est le week end donc Mali et moi en profitons pour faire un petit tour en moto dans la campagne environnante.
Le paysage dans le nord de Zhuhai est fait de petites montagnes parcourues par des vallées plus ou moins larges. Beaucoup de ces vallées ont conservé une vocation rurale. On trouve ainsi des fermes d’élevage de volailles, de la pisciculture et des maraîchers.


Première étape, une vieille demeure abandonnée depuis des lustres, le jardin est envahi par une végétation luxuriante. L’intérieur est beaucoup moins imposant que la façade, les pièces sont assez étroites et très hautes de plafond. C’était certainement une maison de villégiature plus que d’habitation.


Contrairement à l’Europe ou les montagnes sont parcourues de chemins accessibles aux véhicules, ici il n’y a souvent que des sentiers pédestres. C’est donc avec une certaine satisfaction que je repère une route défoncée qui s’élève à flanc de colline. Cependant, après quelques centaines de mètres, nous seront amenés à faire demi tour, un éboulement la coupant.


Une petite halte pour se désaltérer et nous reprenons notre balade. Comme souvent le hasard fait bien les choses, nous finirons par trouver une route de service qui conduit au sommet d’une montagne occupée par un relais télécom.




Zhuhai comme plus de 150 villes en Chine a banni les motos de son centre ville. Ici à TangJia, notre quartier de la périphérie nord de la zone économique spéciale, les deux roues motorisés semblent tolérés. Comme il est impossible d’obtenir une plaque d’immatriculation, la plupart des motos circulent sans papier ni assurance…
Pour la même raison, il n’y a pas de vendeurs de motos dans les limites de la SEZ, juste quelques échoppes de réparations. Côté inventaire, la production chinoise se limite principalement à des scooters ou des 125cc utilitaires, les engins proposés sont très semblables quelque soit la marque et la qualité est assez médiocre.
Pas vraiment tenté par une 125 et habitué aux grosses cylindrées, j’ai commencé à butiner sur les sites web chinois de vente de motos qui eux proposent des engins importés plus ou moins légalement du Japon, Taiwan ou Hong-Kong. Mon chinois étant plus que rudimentaire, j’utilise Google Translate pour la manœuvre.
Read the rest of this entry »
En 2006, quelques semaines avant notre départ de Shanghai, Mali et moi sortons faire une petite balade dominicale en vélo dans les larges avenues poussiéreuses de QingPu. Sur le chemin du retour à 300 mètres de la maison, nous découvrons une boulangerie française tenue par un couple venant de Madagascar comme Mali. Nous sympathisons rapidement et quelques soirées agréables seront l’occasion pour eux et Mali de se remémorer leurs vies respectives sur la Grande Ile. A relire le post précédent.
Hier soir, nous sommes allés dîner dans notre restaurant indien favori que nous fréquentons régulièrement depuis notre arrivée à Zhuhai. Quelques minutes après nous être assis, un indien bonhomme se dirige vers nous et nous souhaite la bienvenue et la bonne année dans un français impeccable. J’en suis tellement étonné que je lui répond en anglais croyant avoir douté de mes vieilles oreilles!
Remis de mes émotions je lui demande ou il a appris le français. Il nous explique qu’il est le nouveau patron du restaurant, qu’il vient d’Afrique ou il a vécu pendant 26 années dont une grande partie en Côte d’ivoire. Et paf nouvelle surprise! Ayant moi même résidé toute mon adolescence à Abidjan, les noms de lieux qu’il a évoqué ont tout de suite résonnés dans ma tête et ont fait ressurgir une multitude de souvenirs et d’impressions colorés que je croyais perdus à jamais…
Permettez moi donc de faire un peu de réclame pour la Boulangerie Daniel, 10 ZhuGuang Lu, QingPu à quelques rues du lycée français, qui fait les meilleures croissants au sud du Yangtzé et le restaurant Jewel of India ( ) qui vous régalera de ses spécialités de l’Uttar Pradesh.
à ZHUHAI : Jewel of India
Indian Restaurant and Bar
N°28-1, Huajing Building, N°58 East JidaShihua Road ZHUHAI
珠海市吉大石花东路58号 华 景 山· 26号
Tel: 0756-332 1770 Email: luckytex01@hotmail.com
Jewel Of India takeaway list
à SHANGHAI : Boulangerie Daniel
Adresse : 10 Zhuguang Lu, QuingPu district.
Tel: 138 180 951 91 Email: daynesdaniel@yahoo.fr
map to Boulangerie Daniel
Notre voyage au Sichuan cet été nous a donné la furieuse envie de recommencer. ZhangQi, notre 4×4 chinois a vraiment été à la hauteur de la tâche; aucun pépin mécanique sérieux et une facilite déconcertante à passer tous les obstacles. La voiture c’est pratique mais on se sent un peu enfermé et plutôt spectateur qu’acteur. Donc nous avons commencé à réfléchir à un autre moyen de transport.
Les aventures de Charley Boorman et Ewan McGregor, ‘Long Way Round’ et ‘Long Way down’, nous ont rappelé les bons moments passés à moto il y a quelques années. La conduite d’une moto est une expérience totalement différente de la voiture, c’est physique, parfois dangereux et en contact direct avec les éléments. Parfait pour des quadras qui ont besoin de pimenter un peu leur quotidien.
Lors de notre année passée à Shanghai, nous avions pu admirer des sidecars qui semblaient surgir d’une autre époque. Il s’agit de ChangJiang750, un clone des BMW conçues avant guerre (39-45). Dés 1941, ces BMW ont été copiées par les russes (Ural, Dniepr) eux même imités par les chinois. Jusque dans les années 1980, plus d’un million de ces CJ750 ont été fabriquées pour l’armée et la police chinoise. Beaucoup sont restées inutilisées dans des entrepôts d’où elles sont déstockées par lots.

Le site changjiangcollective.com est une mine d’information sur le sujet.
Un petit tour sur Google pour trouver quelques ateliers qui restaurent, améliorent et personnalisent des CJ750 pour une clientèle majoritairement d’occidentaux amateurs de vieilles mécaniques.
changjiangunlimited.com
changjiangcollective.com
cj750.net
cj750.org
cj750m1m.com
750sidecar.com
shanghaisidecars.com
beijingsidecars.com
beijing-sidecar.com
mycj750.com
chinasidecar.com
Un de ces ateliers (cj750m1m.com) vient de s’installer dans les environs de Guangzhou. Ici pas de chaines de montage, 3 mécaniciens s’affairent autour de carcasses, des pièces détachées éparpillées dans l’entrepôt, 4 sidecars sous des bâches et les deux engins que nous allons essayer.

Frank, le sales manager parle anglais ce qui facilite la compréhension des explications du chef mécano. Sans être compliquée, la prise en main d’une CJ750 demande un peu d’attention. La boite 4 vitesses est rugueuse, les freins plutôt inexistants comme les suspensions d’ailleurs. Par une petite manette, il est possible d’inverser la boite pour passer en marche arrière, très pratique avec le panier. Le moteur est disponible en deux versions (flathead, overhead), la seconde étant plus moderne (30s vs 50s), plus puissante (24cv vs 32cv) et plus fiable.

Les bouteilles sur le coté font office de réservoirs d’essence, cette moto est “neuve” et doit partir à l’export!!!
La conduite de la version solo est très agréable. La moto est basse, légère et la selle large procure une bonne assise. Le poum poum du bi cylindre rappelle celui de notre ex Harley Davidson 883.

Sur sa CJ750, Mali ne craint plus personne…
C’était notre première expérience de conduite d’un sidecar. Il faut pousser le guidon pour tourner au lieu d’incliner la moto. Le poids du panier se fait sentir et il tire un peu sur le côté. Avantage on ne tombe plus et on peut le charger. Bref, le solo c’est mieux mais pour un long périple avec plein de bagages sur des mauvaises routes on fera avec.

Quand je vous dis qu’on peut la charger cette CJ750!
Après les parents, c’est au tour des ados de faire un tour de manège.

Prochaine étape: Comment obtenir une immatriculation à Zhuhai sachant que les motos y sont bannies…
Quand on aime la mer, les bateaux à voile et qu’on peut se lever le matin le regard posé sur un morceau de la mer de Chine, même si ce n’est pas vraiment la grande bleue, c’est une belle journée qui commence.
Seul point noir au tableau: les deux malheureux voiliers qui, encalminés sur la plage, ne sortent les voiles que pour jouer les figurants d’opérette en arrière plan des photos de mariage. c’est l’exotisme d’ici
.

Stupeur cependant cet après midi lorsque la mer se constelle de triangles blancs. Un, deux, cinq, six voiliers occupés à régater. “Vite, saisissons nous des jumelles. Il n’y a pas d’erreur ! C’est bien çà”

Après un coup de voiture pour aller voir çà de plus près, il s’avère qu’il s’agit de l’équipe olympique féminine chinoise en entraînement ici à Zhuhai. Je suis très fier de voir que l’une d’elles arbore un T-Shirt de la Ville d’hyères. Elles m’apprennent qu’elles y vont régulièrement peaufiner leurs régates.

Souhaitons leurs sportivement bonne chance pour ces J.O chinois de 2008!
Ce jour je m’en vais vous raconter la petite mésaventure rocambolesque d’un honorable citoyen de Zhuhai.
En vue d’une expédition future dans des contrées lointaines et sauvages, Monseigneur condescends à initier quelques congénères à la pratique du tout terrain. L’épreuve du jour consiste à gravir une route de terre relativement dégradée qui serpente jusqu’au sommet d’une colline.
A tour de rôle, les néophytes sous le regard expert et attentif du Généralissime prennent le volant de la vaillante ZhanQi et franchissent les quelques crevasses qui parsèment le parcours. Comme le chemin est plutôt facile et que rien de très méchant ne perturbe les exercices, le Professionnel de la Profession décide de corser la manœuvre en créant des obstacles artificiels. Devant le refus absolument pas justifié d’un des élèves de franchir une crevasse un peu plus profonde que les autres, Grand Manitou prend le volant bien décidé à montrer à ces misérables scarabées la voie à suivre.

30 secondes plus tard, malgré toute sa bravoure et sa fougue, ZhanQi est misérablement plantée sur son essieu avant, les deux roues dans le vide…
Il Maestro se rendant compte de la gaffe énorme qu’il vient de faire, commence d’abord par changer de couleur. Il passe successivement du blanc jaunâtre habituel au gris sale puis oblique franchement vers le rouge pivoine, signe d’une honte incommensurable. Ensuite il éructe une copieuse bordée de jurons en français et en anglais; un seul en chinois, son vocabulaire étant encore limité à ce jour. C’est ce que l’on appelle communément perdre la face. Bon enfin, soyez rassuré, cela ne dure pas très longtemps, les remords comme la modestie n’étant pas de mise chez les vrais aventuriers.
Je passe les détails laborieux et boueux, la pluie vient de faire son apparition, mais après une bonne heure d’effort, un cric cassé, des tapis de sol neufs broyés, quelques nouveaux jurons et une tonne de cailloux glissés sous les roues, ZhanQi sort de sa fosse peu commune. Il est à noter que durant tout cet intermède, Sam est resté d’un stoïcisme asiatique à toute épreuve, juste un petit sourcil relevé quand quelques invectives dignes de la Guerre du Feu ont été échangées entre Mali et le Bouffon du jour.
De retour à Zhuhai, le gardien de notre immeuble voyant l’état vestimentaire pitoyable du Grand Maitre s’exclame hilare Zhenme Zhang que l’on pourrait traduire familièrement par Vraiment dégueulasse! D’ailleurs pour l’occasion, ZhanQi (Etendard du Guerrier) a été désobligeamment renommée ZhangQi (Etendard du Crado) par Mali.
Dernière précision, Tartarin de Zhuhai c’est moi.
A bientôt pour de prochaines tartarinades.