Certe, les montagnes du Sichuan sont habités par les esprits, mais pas seulement. Dans notre descente vers Ganzi 甘孜, nous croisons de nombreux habitants du coin.
Parmi eux, un cavalier. Il est accompagné d’une vieille femme. Elle est vraisemblablement essouflée: presque autant que mon petit coeur de poulet à cette altitude!
On s’arrête donc. Palabres et la vieille monte avec nous tandis que son compagnon lui fait des au-revoirs ( Ne soyez pas mauvaises langues car Zhanqi va plus vite qu’un cheval: plutôt une centaine , ah mais ! ) .
Pendant le trajet, Mamie ne cesse de psalmodier en triturant son chapelet (J’espère qu’elle ne prie pas pour que les brigands qui l’ont enlevé la relâchent au premier tournant ) . Lorsqu’ enfin elle arrive à la destination qu’elle nous indique par de grands gestes, Mamie nous fait de grands merci avec ses mains jointes que je tapote entre les miennes.
Pouce levé, ça c’est universel comme signe, non ?
Plus loin, une pitchoune qui joue, seule au bord de la route. Petit arrêt pour la distribution de sucettes. Vous l’aurez compris: je craque aussi pour les enfants, même s’ils ont la morve qui dégouline au coin de la narine. C’est magnifique non, ce regard ?












