Zhuhai comme plus de 150 villes en Chine a banni les motos de son centre ville. Ici à TangJia, notre quartier de la périphérie nord de la zone économique spéciale, les deux roues motorisés semblent tolérés. Comme il est impossible d’obtenir une plaque d’immatriculation, la plupart des motos circulent sans papier ni assurance…
Pour la même raison, il n’y a pas de vendeurs de motos dans les limites de la SEZ, juste quelques échoppes de réparations. Côté inventaire, la production chinoise se limite principalement à des scooters ou des 125cc utilitaires, les engins proposés sont très semblables quelque soit la marque et la qualité est assez médiocre.
Pas vraiment tenté par une 125 et habitué aux grosses cylindrées, j’ai commencé à butiner sur les sites web chinois de vente de motos qui eux proposent des engins importés plus ou moins légalement du Japon, Taiwan ou Hong-Kong. Mon chinois étant plus que rudimentaire, j’utilise Google Translate pour la manœuvre.

Je repère une Yamaha XJR 400 vendue 8800 RMB, le vendeur se trouve à JiangMen, une ville située à 80km. Sam, un ami chinois contacte pour moi le vendeur qui confirme la disponibilité de la moto et le fait que nous puissions l’essayer. Samedi, Mali et moi nous nous rendons sur place et découvrons en fait que le vendeur est un mécano moto. La Yamaha semble en bon état vu son âge (1994), elle démarre du premier coup. Un essai rapide me confirme les premières impressions visuelles.

je commence alors une inspections plus minutieuse, essayant de repérer les éventuels défauts, pièces cassées et autres fuites. Elle n’est pas neuve mais mis à part quelques détails facilement rectifiables elle est réellement en excellent état. La mauvaise surprise pourrait venir du moteur … je ne distingue pas de bruits suspects, il tourne correctement et tient le ralenti. Lors de l’essai, je ne l’avais trouvé pas très puissant mais ce n’est qu’un 400cc qui en plus demande à monter dans les tours (zone rouge à 11000 tours/minute).
Quelques minutes de palabres et hop on fait l’affaire en laissant une avance et en prenant rendez-vous pour le lendemain. Dans une autre échoppe, nous faisons l’acquisition d’un casque (200 RMB) et d’un survêtement de pluie.
Dimanche matin nous voila de retour à JiangMen. Le mécano, sur ma demande, change l’huile moteur, me montre deux ou trois points d’entretien; nous réglons le solde, une fapiao et c’est le grand départ pour Zhuhai. Les autoroutes sont interdites aux deux roues et la G105, artère principale entre Guangzhou et Zhuhai est surchargée de camions et de péages. Avec l’aide du GPS nous choisissons une route un peu plus longue qui longe un des multiples bras du delta de la Perl River.

La route est pratiquement déserte et plutôt campagnarde. Malgré la pluie et le temps frisquet je suis aux anges après près de 5 ans sans moto. Mime s’est emparée du Canon maternel, elle mitraille le paysage et occasionnellement le bibendum motorisé.



Il est midi, pause pipi et surtout un restaurant GuangDong sympa au pied de l’ impressionnant pont de 崖们大桥. Au menu fruits de mer, grosses crevettes et poissons grillés et du canard, un repas de fête pour 220 RMB.


Lestés de quelques calories supplémentaires, nous reprenons notre chemin vers Zhuhai. Nous croisons en vrac: un accident, des vélos, un motard et quelques vélo-taxis.




Avant d’arriver sur JingDing, nous traversons une petite zone boisée qui ressemble avec beaucoup d’imagination aux collines du massif de la Sainte Baume que nous parcourions en Harley Davidson. Ici pas de Harley, mais des VW plantées au milieu de la route. C’est une zone utilisée par les auto-écoles et il faut souvent slalomer entre les voitures calées…

Une fois à la maison, Mime se prend à rêver aux futures balades.










