Oct
8

Voici dans la série des objets culte de la cuisine, la cocotte à riz, ma préférée !

Après un mois passés à l’UIC, mon Benji a décidé de faire l’investissement qui va faire date dans sa vie d’étudiant. Il vient de cotiser avec son camarade de chambrée pour faire l’acquisition d’une magnifique cocotte à riz modèle liliput. Prix: 90 RMB.

Avant les soirée étaient triste: nouilles rapides dans leurs bols en carton plastifié. Benji avait beau plastronner qu’il aimait çà (et pimenté qui plus est), mais après un mois à ce régime, le jeune homme a besoin de changement.

Maintenant qu’il a 电饭锅, sa vie a changé !

  • Premier essai : “Maman j’avais pas mis assez d’eau”.
  • Deuxième essai : “Maman, y avait trop d’eau et c’était tout liquide”.
  • Réflexion faite : “Oh, finalement on utilise maintenant le bol doseur et il y a des traits sur le côté pour indiquer la quantité d’eau à ajouter”.

cdr-sp_a0012.jpgBon çà c’est un bon fils d’informaticiens, qui ne lisent jamais la doc. et qui foncent tête baissée pour revenir, dans le pire des cas, penauds et cherchant dans la fameuse doc. ce qu’ils auraient pu oublier … Mais en tant que cuisinière je trouve çà tout à fait logique de faire des essais même si après vingt ans de pratique, je mets l’eau dans la cocotte au pifomètre et çà marche ! Et en plus la cocotte a la bienheureuse idée de s’arrêter pile quand le riz est cuit, tout en le conservant au chaud si nécessaire.

C’est vrai que nous avons une longue tradition d’utilisation du 电饭锅 dans la famille. Celle que mon papa et ma maman avaient ramenée de Madagascar il y a … très longtemps, trônait dans la cuisine et nous dominait de ses caprices de fonctionnement. Il fallait qu’elle soit posée bien à plat et qu’aucun autre appareil électrique ne soit en marche sous peine de faire disjoncter le tout. Elle a rendu l’âme et nous en avons racheté une ou d’autres, je ne sais plus, tant la durée de vie de ces bêtes là va s’amenuisant au fil des ans et des fabrications. Bref, lorsque nos amis en France nous disaient rater la cuisson de leur riz, on en restait tout pilaf .

“Mais comment ? Vous n’avez pas de cocotte à riz ?”

Papa lui, allant à l’usine près de Paris, emportait toujours dans le fond de sa gamelle verte mouchetée, son riz quotidien et, dans le compartiment du dessus, un des plats en sauce que maman lui confectionnait. Toujours il suscitait l’étonnement de ses collègues médusés devant quelqu’un qui ne mangeât pas de pain à l’ordinaire.

Moi, sa fille, vivant aujourd’hui dans la patrie du 电饭锅, je reste toujours sensible aux effluves de riz, parfumé où non, qui montent à mes narines et me rappellent que mes glandes salivaires ainsi que mon estomac sont du même avis ; Mmm c’est bon le riz!

Commentaires

2 Réponse(s) au Post “Générations cocotte à riz”

  1. Posté par Viviane le 10 October à 04:45 pm,

    Tu sais quoi? Je viens récemment de découvrir l’existence du bol doseur…
    Mais comme on ne sait plus où il est… c’est encore au pifomètre… Alors moi je sais doser pour 3 personnes, mais au-delà, je ne sais plus…

  2. Posté par Mali le 11 October à 11:40 am,

    Sacrée Vivi!
    Tu prends un verre à moutarde et ç’est pareil. Tu en as bien un ? tu sais ceux avec les charmants dessins dessus ?

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