Archive for June, 2006

Jun
27

Se balader à vélo dans mon voisinage de HaiTian Garden est un de mes plaisirs du Week End. Contre les 33°C et le soleil qui tape, il suffit de :

  • préparer sa bouteille d’eau et son chapeau
  • se badigeonner de crème solaire car le soleil est cuisant
  • pédaler au rythme nonchalant des chinois

De toutes façons, on trouvera toujours un bouiboui qui vends de l’eau fraîche ou des boissons. Il y a aussi les vendeurs de melon bien frais si le coeur vous en dit.

Si on crève un pneu, il suffira de pousser un peu pour arriver à une station improvisée au coin d’une rue (bassine d’eau, rustine et gonfleur pour 10 kuais).

Voilà donc la ballade dans Xujing, ZhaoXiang, ZhuZai. Dans notre vision, de nombreux immeubles ont poussé de terre comme des champignons. Certains on s’en rend compte ont vraiment été fais à la va-vite. D’autres, font partie de programmes spécialement dédiés aux expats, notamment autour de l’école américaine avec Rancho Santa Fee dont on peut admirer les superbes roches de parements. Par contre les surfaces des maisons ne paraissent pas très grandes.
De ce que je sais, c’est que çà ne démarre pas à moins de 5000 USD mois, les frais d’ écolage de l’école américaine étant également en rapport.

Néanmoins le véritable plaisir de la ballade n’est pas dans l’énumération des programmes immobilier multiples qui apparaissent çà et là. Le véritable plaisir est constitué par les rencontre faites , les sourires croisés et les surprises au bout du chemin au moment ou l’on ne s’y attendait pas, comme ce petit ilôt de verdure et son étang situés au fond d’une impasse.

ballade ?  v?©lo ballade ?  v?©lo ballade ?  v?©lo

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Jun
26

Voilà une heure que nous pédalons sous le soleil de Shanghai. Il n’est pas vraiment cuisant, mais on est certainement en train de mijoter à petit feu. L’aphalte se déroule sous mes roues tandis que mes jambes pédalent doucement. J’ai pris pour modèle le pédalage chinois, pas pressé, fait pour durer, pour aller loin.
Le vent nous rafraîchit néanmoins rendant la promenade encore plus agréable.

Après avoir passé le quartier des maisons résidentielles, nous abordons des baraquements faits à la va-vite d’un assemblage de plaque de bétons aux jointures bien apparentes . Elles sont coiffées de tôles ondulées que des tubes métaliques entrecroisés empêchent peut être de s’envoler les jours de grand vent. Par les fenêtres, les lucarnes devrais je dire, on distingue les lits à étages et l’on devine la chaleur, la promiscuité. Derrière le mur on entend les enfants qui jouent et les casseroles qui s’entrechoquent. Il est 11h30 et le parfum du riz qui cuit parvient à mes narines.
Je les imagine ces migrants qui profitent d’un peu de repos pour jouir de leur famille autour d’un repas. Demain ils seront à nouveau à la tâche pour continuer de construire Shanghai la moderne.

dortoirs des travailleurs

En quelques coups de pédales, nous sommes rendus presque au milieu de nulle part. Mais à Shanghai, même à nulle part, je trouve une superette où je stoppe pour acheter à boire. Au dehors, une femme acroupie avec sa fille lave des légumes. Je franchis l’entrée et repère le réfrigérateur aux boissons où je m’empare d’une bouteille d’eau et de thé aux chrysanthème. Rien de tel quand on a soif que de boire un thé à peine sucré.
Ma laveuse de légumes entre et il s’avère qu’elle remplit aussi les fonctions de caissière. Je l’entend qui s’adresse à son mari en disant : “ZHe shi wei guo peng you”, ce qui signifie littéealement “voici des amis étrangers”.

Je trouve bien sympatique d’être saluée de la sorte surtout de quelqu’un qui ne s’imagine pas que j’ai compris ce qu’elle dit! Je lui retourne donc la politesse en lui adressant un “Dang ran, wo shi ni de peng you” (Bien sûr, je suis ton amie”, ce qui a pour effet de la clouer de stupéfaction et d’encenser mes maigres connaissances de la langue chinoise! Je quitte la boutique en pouffant de rire, non sans avoir craqué au passage à la vue d’un bébé joufflu qui vient de me faire risette.

Vous l’avez deviné, je l’adore ce pays et ses sympatiques habitants!

Jun
25

Après les aventures du vélo électrique, nous avons fait l’acquisition de véritable vélos chinois, de ceux qui ont une belle sonnette retentissante et … pas de lumière.

Au gré d’une sortie et sur un coup de tête en passant devant un magasin, on ne s’est pas privé d’un vélo au prix unitaire de 280 kuais.

Par contre, après notre expérience passée où nous avons vu la rouille recouvrir à la vitesse grand V les vélos des enfants, c’est dans le hall d’entrée de la maison que mon beau vélo fais dodo.

V�?©los chinois

je ne supportais plus les VTT que nous avions en France et ou l’on se doit de conserver le dos plié pour avoir les mains sur le guidon, avec des bras positionnés comme des cuisses de batraciens. Mon vélo c’est le plus beau, et avec lui j’ai fière allure bien droite et le nez au vent (Je dois quand même faire attention en anticipant parce que les freins, c’est pas du Shimano, loin de là! ).