Arrivés à TsimShahTsui East, nous circulons en sous-sol de la vile dans des enfilades de couloirs à perte de vue. Heureusement des escalators tout aussi interminables les uns que les autres facilitent nos déplacements. Nous repérons bientôt la sortie qui nous fait déboucher sur Mirador Mansion, un bloc d’immeuble situé contre Nathan Road.
Dans la rue des rabatteurs nous vantent différents hotels, mais nous avons réservé au ManHinLung un hotel recommandé par Lonely Planet dans la rubrique petit budgets. Enfin un des rabatteurs qui s’enquiert de notre hotel nous en indique l’entrée. Sûrement que le ManHinLung n’est pas un concurent! Nous nous engouffrons alors dans une galerie bordée d’étals de vendeurs de souvenirs, bagages et valises en tous genres ainsi que de nombreux bureaux de changes. L’immeuble d’environ une trentaine d’étages comporte plusieurs cages d’ascenseurs qui desservent une partie des étages seulement. Nous nous dirigeons donc vers l’ascenseur n°5 et nous sommes filtrés au passage par des gardiens. Mais que fait on donc dans cet immeuble dites moi ?
Le quatorzième étage nous projette dans l’univers de la vie chinoise à HongKong avec ses murs qui ont un jour été blanc, ces fenêtres ou lucarnes dotées d’aérateurs poussifs qui tentent tant bien que mal d’évacuer la fumée chargée de vapeur d’huile des cuisines chinoises. Au détour d’un couloir nous apercevons un chinois affairé dans sa cuisine. Il porte la tenue classique du maillot de corps blanc, short et j’entends crépiter l’huile dans le wok tandis que l’odeur de la friture poissonnée mêlée à celle du riz dans l’auocuiseur remonte à mes narines.
Bientôt nous entrons dans la minuscule réception de notre hôte Mr Chan. Là dans quelques mètres carrés d’un bric à brac , il y a tout, imprimante multifonction écran d’ordinateur pour la station service internet, les boissons pour le matin. Mieux que tout, il y a les ancêtres qui sont là et qui finissent leur repas. Les deux vieilles ridées comme de vieilles pommes sont visiblement bien soignées. Les restes de deux gros crabes décorent le fond de leurs assiettes et elles ont l’air bien repues.
Bientôt nous nous soulageons de nos sacs dans la chambre dortoir qu’on nous a attribué. C’est une sorte de couloir de 5m par 2m et dans lequel le troisième lit est situé dans un renfoncement. Ce lit devient la couche de ma tata que la clarté qui filtre de la fenêtre (qui donne sur un enchevêtrement de conduits de cheminées), ne dérange pas pour dormir. Les WC servent également de salle de douche, une fois qu’on a fermé la porte accordéon, l’eau coulant à même au sol qui sert de receveur de douche. Pour mieux comprendre, il faut juste savoir qu’après avoir pris une douche, la lunette des wc est complètement mouillée!
Néanmoins nous faisons fi de ces détails car nous savons que le logement est très onéreux à HK. Les 500HK$ par nuit que nous avons payés nous auraient coûté quatre fois plus cher si nous nous étions tourné ver un hotel classique où nous aurions du prendre deux chambres. C’est donc avec philosophie que je me suis équipée de mes boules quiès dans les oreilles et de mon masque de sommeil sur les yeux. Ils m’ont été d’autant plus utiles, que, comme me l’a rapporté tata le lendemain matin, un chinois (rien que de l’entendre le dire çà me fait rigoler vu qu’on est entouré de milliers de chinois), un chinois donc , a tambouriné à la porte d’ à côté à trois heures du matin.
Heureusement que la nuit suivante a été plus calme!










